Quelle est votre relation avec votre propre corps ?
C’est sûr, à moins que vous ne soyez une exception, qu’il n’est pas parfait. Un jour alors que je n’avais rien de mieux à faire : j’ai élaboré une théorie sur cette relation. On devrait traiter notre corps comme on traite nos enfants, et vice versa. On aimerait tous que nos enfants soient parfaits, on aimerait tous avoir un corps parfait, mais la vie étant ce qu’elle est, on n’a ni un ni l’autre. Je me suis amusé à faire le parallèle entre l’enfant et le corps. Je me suis rendu compte qu’idéalement si je traitais les deux également, je serais bien servi et bien content.
La première condition, la première évidence, la base de la relation entre vous et votre enfant, c’est de l’aimer.
Juste ça : l’aimer, avec tout ce que ça implique.
Être en paix avec lui et le prendre à cœur.
L’aimer sans condition. Peu importe son apparence, évidemment. Peu importe ses imperfections. Pensez à votre corps de la même façon.
Aimez-le de la même façon. On aime son enfant, alors on le nourrit bien et on le soigne bien. Idem pour son corps.
On aime son enfant, alors on joue avec lui, on le fait bouger. On l’aide à réaliser l’importance de bien dormir, à heure fixe, quand c’est possible.
Suivons le parallèle avec le corps.
Le corps et l’enfant, quand ils vieillissent, demandent qu’on les surveille de plus près, car ils ont tendance à s’écarter du chemin, à ne pas lésiner sur les excès et les abus.
On sait d’avance qu’il y aura de la tricherie et qu’on ne pourra pas tout empêcher. Faut que jeunesse se passe, dit le vieux dicton.
Alors on pardonne. On oublie et on essaie de faire mieux.
On aime notre enfant/notre corps pour le vrai, on devra souvent le faire passer avant soi-même. Ce n’est pas toujours drôle de prendre du temps pour aller le conduire à sa pratique de ballet. Pas toujours drôle de partir pour 30 minutes de course à pieds, de marche, de gymnase.
Faut savoir lui dire merci aussi.
Merci d’être là, merci d’exister.
Faut l’encourager à se dépasser.
Et surtout ne jamais oublier de le gâter un peu.
Bon, là, il y a une différence entre l’enfant et le corps. Quand je lui dis « gâterie » mon enfant me répond Big Mac. Quand je le dis à mon corps, celui-ci me répond plutôt : foie de canard poêlé à la cassonade.
Si vous avez votre corps à cœur, aller travailler à vélo est une excellente idée pour bien vieillir, pour vieillir en santé, vivre longtemps et en beauté.
Pour ecouter l'extrait audio :
2012-08-29 Le corps et lenfant