La peur !

Amie ou ennemie ?

7-30-2013

J’ai toujours pensé, et je sais que je ne suis pas le seul, que la peur était un terrible ennemi. Le président Franklin Delanoe Roosevelt avait déclaré dans un de ses fameux discours. «  La seule chose dont nous devons avoir peur, c’est de la peur elle-même »…

Mais il y a des fois où la peur, surtout si elle est physique, peut aider la performance.

Hier, une amie m’a suggéré d’élaborer sur le sujet. Elle me racontait que sa plus mémorable performance en kayak, c’est le soir où elle a eu peur de l’orage qui s’en venait, alors qu’elle était au milieu du lac. Tellement peur de se faire prendre, qu’elle a ramée plus vite que jamais avant ou depuis, à s’en faire mal aux muscles et aux articulations.

Un autre exemple de la peur qui motive : un des plus fameux combat de boxe de l’histoire de ce sport, sans doute le combat George Foreman et Mohammed Ali, en 1974 au Zaïre. Un documentaire avait été tourné et a remporté l’oscar du meilleur film du genre, il y a quelques années. Ali, qui sortait d’une retraite, affrontait un monstre, Foreman, qui d’un seul coup de poing pouvait  fracasser un mur de béton. Après le premier round, Ali, qui naturellement s’était moqué de son adversaire pendant les semaines avant le combat, a été subjugué par la peur, comme jamais. Il était terrorisé. Peur de se faire carrément tuer. Il a donc improvisé une stratégie imprévue, adossé aux câbles, il s’est lassé frapper, et frapper, et frapper, en se protégeant la face, tellement que Foreman n’avait plus de force, et au 8ème ronde, Ali l’a couché.

Écoutez cet extrait d’une émission à Radio-Canada. Une discussion entre Pierre Falardeau, le regretté cinéaste, et le journaliste Pierre Foglia.

(Extrait   http://www.youtube.com/watch?v=YenWlLjJRp8…) entre 7 :37 et 8 :00

Si vous voulez courir vite, demandez à ce qu’on lâche un pit-bull derrière vous. Si vous êtes pris dans un combat sans l’avoir prévu, en ayant peur, vos chances de vous en sortir gagnant sont multipliées.

Mais la peur mentale est hypocrite, plus souvent elle jouera contre la performance. Demandez à n’importe quel golfeur, s’il a peur d’envoyer sa balle dans l’eau, devant lui, c’est exactement là où sa balle se retrouvera.

Bref, encore une fois, je m’obstine avec moi-même. Oui, la peur est une pédale à gaz, mais elle est aussi une pédale de frein.

 

 

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